îles Canaries

 Gran Canaria  (Fev 2017)

 Bien que ce soit une île aux dimensions réduites, prétendre la découvrir en une semaine semble utopique, surtout si l'on veut profiter de ce continent miniature, avec un éventail de paysages très peu ordinaires,  une raison pour laquelle l’UNESCO a décidé de donner à l’île le titre de Réserve de la Biosphère.
Dans l’ensemble, on peut considérer que Gran Canaria est un grand massif qui s’élève de l’altitude zéro jusqu’à 1949 mètres d’altitude pour le Pico de Las Nieves.
Il en résulte des routes trés étroites, sinueuses et pittoresques qui n'en finissent pas de monter en dépassant de charmant petits villages blancs.

Un nouveau paysage chaque jour










 



En approchant du centre montagneux de la Grande Canarie, on en peut être qu’admiratif, devant la vue remarquable du spectaculaire massif central et de ses pics élevés, que l'on peut déjà déjà voir de loin. 








Le rocher Nublo
est considéré comme l'un des rochers naturels les plus grands du monde. D'une signification spéciale pour les habitants de l'île, ce rocher d'origine volcanique s'élève à une altitude de quatre-vingts mètres de sa base et 1 813 mètres au dessus du niveau de la mer. Ancien lieu de culte pour les aborigènes, tout son environnement a été déclaré espace naturel protégé en 1987 .Sa présence considérable est dépassée en hauteur par le pic de Las Nieves, avec 1 949 mètres, lieu le plus haut de Gran Canaria.









 Par temps clair, une vue panoramique à couper le souffle  et au lointain  l'ìle de Tenerife  et son point culminant, le Teide.





En plein centre de la caldera de Tejeda le Roque Bentayga, culminant à 1 412 m lui aussi considéré comme lieu saint par les premiers habitants des Canaries, les Guanches, qui ont laissé de nombreuses inscriptions, sites de cérémonie et greniers dans cette région.


Degolla de Becera

 

Retour vers la côte sud, vers le village de La Aldea de San Nicolas et sa plage dominée par les hautes falaises.

 

 En route vers le magifique port de Mogan, comment ne pas rester en extase devant le phénomène naturel de La Fuente de los Azulejos , une grandiose paroi rocheuse dont les couleurs vont du rouge foncé au bleu-vert en passant par plusieurs tons de jaunes.









Port de Mogan


Le front de mer, une station de vacances construite de toutes pièces, avec des maisons colorées dans le style méditerranéen qui donnent sur des allées étroites bordées de petits jardins et de bacs à fleurs, avec, principalement, des bougainvilliers de différentes couleurs. C’est le Saint-Tropez grand-canarien !









Non loin de là un autre paysage à couper le souffle: Les dunes de Maspalomas. Quel spectacle; une bande de sable imposante et infinie, balayée par le vent qui modèle le paysage à chaque instant. 






 Perdus au milieu d'un désert on a envie de tout photographier, les textures, les formes et les pallettes de couleur offertes par le soleil couchant. On se sent très petit.






Un autre spectacle naturel à ne pas manquer, prés du village d'Arinaga





 

 Les vallées et les gorges dominent l’intérieur des terres, qui abrite des villages perdus, des lacs des restes de la civilisation Guanche et une végétation inimaginable.

 

Mirador El Guate / Barranco Tijarana


Mirador La Sorrueda / Barranco de Tijarana

Las Fortalezas  de Ansite (San  Bartolomé de Tirajana) est un bon exemple de village fortifié formé de grottes naturelles et creusées artificiellement dans la roche. Certaines d’entre elles contiennent des restes de peintures rupestres, d’autres ont eu des fonctions funéraires et d’entre encore celles de silos.


La Nécropole de Arteara (San  Bartolomé de Tirajana) est un site funéraire préhistorique composé de plus d’un millier de structures tumulaires. Il occupe un territoire de deux kilomètres de long et un de large.



Degollada de la Yegua / Barranco de Fataga


 Le barranco de Guadayèque une vallée spectaculaire couverte de végétation autochtone et mise en valeur au printemps par la multitude d'amandiers en fleurs.

Cette vallée, qui pendant la préhistoire était la plus peuplée de l'île, est le site de l’un des cimetières préhistoriques les plus importants, où les défunts étaient enterrés dans des grottes inaccessibles.

 La route nous conduit à travers le ravin jusqu'au village de La Montaña et ses maisons taillées dans la roche.



 

 De là, un sentier de sept kilomètres nous mène  jusqu'à la caldera volcanique de Los Marteles.














Quelques jolis villages aussi

Une route difficile, mais magnifique, vous conduit au village d’Artenara qui, avec une altitude de 1 270 m, est le village le plus élevé de l'île et aussi l'un des plus anciens. Accroché sur la pente de la montagne, cet étrange village est sans doute le plus spectaculaire de l’île, avec de nombreuses maisons construites dans la roche solide de grottes de l’époque préhistorique. 




"Es una tremenda conmoción de las entrañas de la tierra; parece todo una tempestad petrificada, pero una tempestad de fuego, de lava, más que de agua.” / Miguel de Unamuno






Agüimes est une perle à ne pas manquer. Les maisons de la vieille ville, crépies dans des tons colorés, des statues qui surgissent à chaque coin de rue font que l'endroit est merveilleusement attachant.










Teror est devenu la capitale religieuse de l’île. Un grand nombre de pèlerins viennent ici chaque année vénérer la statue de la Virgen del Pino.  À côté de la basilique, la ravissante calle Real,  bordée de demeures du XVIIe s. à balcons ouvragés.




Enfin, Palma de Gran Canaria où il fait bon se promener  dans les quartiers de Triana et de  Vegueta avec une cathédrale aux arcades pour le moins, originales.

















Lanzarote  ( Mars 2016)


Lanzarote, « L’île aux volcans » est née des entrailles de la terre. Des champs de lave, des montagnes de feu, des paysages quasi lunaires, apocalyptiques, sortis du chaos et qui se parent de couleurs brunes, orangées et rosées. Rien à perte de vue si ce n’est un immense champ de lave pétrifiée et des cônes de scories qui dentellent l’horizon. Au cœur de cette étendue de sable et de volcans, étincellent de petits villages, bien conservés grâce à l’initiative du peintre-sculpteur César Manrique. 

A peine attéris. Nous montons dans une voiture de location, direction nord, objectif: l'île de la Gracieuse.




La Graciosa est une île habitée en permanence, elle est considérée à tort comme île secondaire. Elle est située au nord de Lanzarote dont elle dépend administrativement.

Cette petite île sans un centimètre carré de goudron nous vient d’une autre époque et c’est le petit village de pêcheurs de charme, Caleta del Sebo qui nous reçoit après une courte traversée en bateau depuis Orzola.

 



 
Depuis Caleta de Sebo différentes routes pedestres nous permettent de découvrir des plages de toute beauté. Au sud-ouest de l'île la “Montaña amarilla” qui marque l'horizon nous indique la route à suivre. Les imposantes falaises de Famara de Lanzarote accompagnent nos pas.








La plage “El Salado” nous invite surtout à admirer une multitude de fossiles marins.








Un peu plus loin la plage de “Los Franceses” offre quelques “socos” qui nous abrittent du vent. 

 


Un dernier petit effort et nous arrivons, aprés une heure de marche, à la plage de “La Cocina” bien abritée au pied le la “Montaña amarilla”. C'est une explosion de couleurs. La base de la montagne est de couleur moutarde mais le sommet est grenat. Le sable blanc de la plage contraste avec les eaux turquoises et transparentes.




 
 
Bref, une harmonie de formes et de couleurs.





Toujours au départ de Galeta del Sebo une autre piste part vers le nord entre el Mojón y Las Agujas.  Elle nous conduit tout d'abord au plateau de La Mareta où quelques jardins sont aménagés. La piste descend ensuite vers la plage de “Las Conchas” et nous offre un panorama unique de la montaña Bermeja avec sa couleur rouge caractéristique et au fond, les îlots de de Montaña Clara y Alegranza. 
 

Las Agujas

Huerta au plateau de la Mareta

Playa de las Conchas





Du haut de la montaña Bermeja, le panorama est exeptionnel.





C'est avec quelque regret que nous quittons La Graciosa en direction de “l'île principale” et ses 300 cratères, une île de 845 km2 et recouverte aux ¾ avec de la lave. 

 
Les éruptions majeures ont eu lieu pendant une durée de six ans du 1er septembre 1730 au 16 avril 1736 et ont recouvert environ 167 km2 de Lanzarote. Au regard de la quantité de lave rejetée et de la durée de ces éruptions, celles-ci figurent parmi les éruptions les plus importantes de l'histoire du volcanisme.


Afin de mieux comprendre ce volcanisme rien de mieux qu'une visite (obligatoirement guidée) sur la ruta Tremesana. Le guide vous explique de manière basique le magma, la lave, les tubes volcaniques et les pyroclastes ou encore les éruptions fissurales...ainsi on apprend et on comprend que ce qui fait de ce désrt un endroit unique c'est la lenteté avec laquelle avance la colonisation végétale, conséquence d'une carence en eau. Presque 3 siècles aprés la première éruption, les lichens verdissent à peine cette mer de pierres. Nous sommes sur une autre planète. C'est indiscutablement une bonne manière de rentrer en contact avec le volcan et de comprendre comment « l'homme » a pu survivre à une telle catasrophe.

Champs de lave




Tubes volcaniques









Autre visite obligatoirement guidée, “las Montañas del Fuego” ou Timanfaya, un itinéraire en autobus connu comme la route des volcans, 14 kilomètres inoubliables qui nous conduisent dans les entrailles de la terre.




Un autre parcours volcanique de trekking, situé au centre de l'île de Lanzarote, le parcours de Caldera Blanca. Il traverse une zone de champ de cendres volcanique abondante en forme de lave qui sont le produit des éruptions ayant eu lieu entre 1730 et 1736. Les deux éléments centraux, la Caldereta et Caldera Blanca, sont nés de deux anciens cônes générés par des éruptions antérieures. Caldera Blanca est l'une des principales hauteurs des chaînes volcaniques au centre de l'île.

 

 

 Le cratère de Caldera Blanca mesure 1200 mètres de diamètre(3,5 kms de circonférence), et de son sommet, la vue sur les champs de lave qui s'etendent à l'horizon est tout simplement impressionante.
 

 

 

 

Prés du village “El Golfo”, il existe une route d'accés libre mais longue et difficile qui nous permet cependant d'apprecier les immenses champs de lave et le combat compliqué d'une végétation pourtant interessante. C'est une véritable symphonie de couleurs.




C'est aussi dans ce village que l'on peut admirer la lagune verte appelée Charco verde, Charco de los Clicos ou Lago de los Clicos . La couleur verte de la lagune s'explique par la présence en grande quantité d'organismes végétaux en suspension et par la salinité très élevée de l'eau. Elle dépasse celle de la Mer Morte.
La lagune, longue de 150 m, est coincée entre une plage de sable noir et des falaises noires, rouges et jaunes d'un volcan dont la moitié du cratère est engloutie dans l'océan. Le site est superbe autant par la nature des éléments que par leurs couleurs.



Dans un univers chaotique de laves pétrifiées, l'océan s'engouffre avec fracas dans une petite baie au fond de laquelle se trouvent deux grottes voûtées séparées par un pilier naturel. Quelques petits sentiers parcourent l'endroit et un escalier permet d'accéder à un balcon offrant une vue saisissante sur les éléments déchaînés. Ce sont
Los Hervideros (les Sources bouillonnantes)








Par ailleurs, la vue vers la Montaña Bermeja, le Pico Redondo et les autres volcans aux couleurs rougeâtres situés au nord est superbe.





A quelques kilomètres de là, les salines de Janubio, sont les plus étendues des Îles Canaries et constituent un paysage humain d'une grande valeur architecturale et culturelle. De nos jours, elles continuent de produire l'or blanc qui a été essentiel à l'économie de l'île jusqu'à quelques décennies seulement. Elles se trouvent dans une lagune créée par une éruption volcanique qui a été à l'origine d'une barrière de lave qui fait face à la mer. Ce lieu nous parle de l'effort des habitants de Lanzarote pour transformer le milieu afin d'arriver à leurs fins. L'architecture des salines est ainsi, un exemple de ténacité et d'enracinement à la terre, où le métier a été transmis de père en fils, génération après génération. 








Bien que le terrain soit particulièrement aride, l'agriculture est présente et adaptée aux conditions extrèmes.
 

 

 

La Vallée de la Géria est unezone est plantée de vignes. La vigne est cultivée dans la terre noire formée de lapilli ou sable volcanique dans des trous et protégée du vent par des murs semi-circulaires de roches volcaniques ("los Zocos") ce qui nous donne des "champs" très graphiques.
Le picón (lapilli) possède des vacuoles qui facilitent le passage de l’eau condensée (rosée), pour qu’elle pénètre dans le sol végétal. Il évite également l’évaporation, étant donné que cette couche de rofer isole le sol de l’atmosphère en empêchant l’humidité de s’échapper par évaporation vers l’atmosphère.





Le rofe est extrait de carrières. Un florilège de courbes sinueuses, de nuances de gris, de jeux de contraste avec le ciel.





 Quelques tufs se dressent ça et lá.


Mais Lanzarote, c’est aussi l’aloe vera. Lanzaloe. Cette plante est surtout cultivée dans la nord de l'île.



Bien que le sol et le climat ne soient pas propices à quelque type de végétation, tout finit par pousser. Il suffit d'attendre, et la nature reprend son droit, C'est une question de patiente.

Tout commence par les lichens...




 ils finissent par envahir et verdir le mal pays...


 

puis viennent les euphorbes...



qui, balayées par le vent, se tranforment en bonzai...


 les plantes grasses prennent place...


et, en un rien de temps , quelques siècles, c'est une explosion de couleurs.









Ça et là, quelques villages blancs, et un tourisme discret dans l'ensemble, des mesures de protection que l'on doit à Cesar Manrique créateur universel et pionnier de l'écologisme. Son oeuvre, et notamment sa vision extraordinaire de la relation entre la nature et l'homme imprègne non seulement une quantité de recoins, mais elle influence aussi la manière de penser des habitants de l'île.




Parmi ses oeuvres les plus importantes, le jardin des cactus qui réunit plus de 1 400 espèces de cactus du monde entier, magnifique exemple d’une intervention architecturale intégrée dans le paysage qui se trouve au centre d’une zone agricole caractérisé par de vastes plantations de figuiers de barbarie dédiées à l’élevage de la cochenille qui donne un colorant très apprécié.










Autre réalisation de l'artiste, les Jameos del Agua qui sont des grottes souterraines à ciel ouvert, un des plus beaux exemples du rapprochement de l'art et de la nature. 
"Jameos", est un mot issu du dialecte indigène originel et signifie grotte, bulle.

Les Jameos del Agua sont les parties d'une section d'un conduit volcanique de 6 km de long,
appelé parfois tunnel de l'Atlantide, qui part du Volcan de la Corona et qui va jusqu'à la mer. 









C'est à proximité du volcan de La Corona que se trouve le Mirador del Rio, autre espace aménagé par Cesar Manrique. Ce belvédère naturel affre des vues imprenables sur l'ensemble de l'île mais surtout sur La Graciosa.







 








Lanzarote c'est aussi une multitude de plages paradisiaques.
Parmi les plus fréquentées, au sud de Lanzarote, la plage de Papagayo est le résultat d’un cratère d’effondrement s’ouvrant vers l’océan. Cette plage de sable fin s’inscrit dans un site séduisant d’environ 120 m de long, elle est protégée des vents par le relief volcanique qui la borde. 
Les plages de Papagayo font parties de la réserve naturelle de Los Ajaches, dans un décor tout à fait extraordinaire, aride, désertique, lunaire.











Depuis les falaises on devine parfaitement l'île voisine de Fuerteventura.






Au nord de l'ìle ce sont les Caletones de Orzola, une succession de criques aux eaux peu profondes qui nous offrent des contrastes fabuleux entre la roche noire volcanique, le sable blanc et les eaux turqoises. De toute beauté. De nombreux "socos" ont été construit au fil du temps par les habitués ce qui permet de s'abriter des vents parfois un peu forts









Bref, un séjour bien agréable et ce, malgré quelques préoccupations de santé.












 

 



























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